Septième partie :
«_ Je comprends, dit la fée. »
Elle fit disparaître les cordes d'air. Kyomé comprit, se leva, puis s'en alla hors de la maisonnette.
« _Tu le laisses partir ?
_Il est sincère. Il ne va pas s'enfuir. Bien. Que veux-tu savoir ?
_Que suis-je exactement ?
_Je vais donc te conter la légende qui t'intéresse. Elle commence lors de la stabilisation du monde. Je suppose que tu sais pour les innombrables guerres qui ont eu lieu par le passé. Je veux parler de celles qui ont eu lieu en raison de la présence des dieux sur notre terre.
_En effet.
_Pourtant, là n'était pas le souhait de nos chères divinités. Les seigneurs des quatre pays le comprirent et joignirent leur force dans le but de trouver une solution afin d'éradiquer ces guerres. Ils en vinrent à la conclusion qu'ils se devaient de sceller leur puissance, d'un endroit inaccessible à tout être. Ils convoquèrent ainsi les quatre Grands Prêtres des temples divins.
_Les Grands Prêtres ?
_Ceux qui sont soi-disant en contact avec les dieux. Ils sont dotés d'une puissance extrême, presque invincible. Ils ont la capacité d'utiliser certaines incantations qui seraient fatales à n'importe quel autre être élémentaire.»
J'acquiesçai de la tête, signifiant que j'avais compris. Elle reprit le cour de son récit.
« _Ces quatre êtres réussirent à les sceller dans un autre monde, qui était accessible via une porte. La porte des dieux, ou porte Divine. Cependant, les dieux, ou un être doté d'une énergie assez puissante désirant obtenir leurs pouvoirs, aurait pu la rouvrir. Ainsi, il créèrent une clef unique. Une clef inaccessible. Ou presque. Car ils décidèrent de la matérialiser dans un enfant pour qu'elle ne soit perdue. Ainsi naquit le premier enfant bénit. Il n'y en a pas eu beaucoup, et je ne connais pas le nombre d'années séparant chaque naissance. Cependant, je sais que, généralement, c'est parce que la magie tenant la porte fermée s'affaiblit. Ou quelque chose comme ça.
_Donc, d'après tes dires, je serais cette clef ? Je serais cette clef de la destruction ?
_Exactement. L'étrange couleur de ta peau en est la preuve. Par contre, comme la situation mondiale du moment, le reste est flou. Même l'attitude des lutins belliqueux est étrange. Bien qu'ils soient idiots, je ne pense pas qu'ils aient inutilement tué un être d'une telle puissance. Trop d'éléments nous sont encore inconnus. Ou, du moins, on nous les cache.
_Pourquoi avons-nous été choisis ?
_Je ne le sais pas non plus. Les évènements de nos vies respectives qui nous sont communs ne se sont pas déroulés simultanément, ou aux mêmes moments de nos vies. Je ne comprends pas. De plus, je n'ai rien trouvé à ce propos dans les bibliothèques d'Eolionne.
_Je vois... Une autre question.
_Je t'en prie.
_Qui es-tu au juste ?
_Ah ça... Tu le sauras bientôt. Kyomé ne devrait pas tarder à rentrer. Dès qu'il le sera, nous irons nous coucher. Nous nous rendrons à la Capitale demain matin. »
J'avais donc un nouvel objectif à atteindre. Tout cela était venu si vite... Cependant, je savais que mon devoir était de protéger cette porte, ce sceau. Mon devoir était de protéger l'avenir. Au prix de ma vie.
Quel poids... J'avais l'impression de porter notre planète sur mes épaules. Cependant, je savais que tel était mon devoir. Je me devais de l'accomplir. Je m'en fis le serment.
J'attrapai mon katana. Le dégainai. Puis gravai dans sa lame ce qui allait devenir ma raison d'être : « ne jamais capituler sans se battre ». Cette initiative fit sourire Syllophène.
Nous attendîmes que le dragon rentre afin d'aller nous coucher.
«_ Je comprends, dit la fée. »
Elle fit disparaître les cordes d'air. Kyomé comprit, se leva, puis s'en alla hors de la maisonnette.
« _Tu le laisses partir ?
_Il est sincère. Il ne va pas s'enfuir. Bien. Que veux-tu savoir ?
_Que suis-je exactement ?
_Je vais donc te conter la légende qui t'intéresse. Elle commence lors de la stabilisation du monde. Je suppose que tu sais pour les innombrables guerres qui ont eu lieu par le passé. Je veux parler de celles qui ont eu lieu en raison de la présence des dieux sur notre terre.
_En effet.
_Pourtant, là n'était pas le souhait de nos chères divinités. Les seigneurs des quatre pays le comprirent et joignirent leur force dans le but de trouver une solution afin d'éradiquer ces guerres. Ils en vinrent à la conclusion qu'ils se devaient de sceller leur puissance, d'un endroit inaccessible à tout être. Ils convoquèrent ainsi les quatre Grands Prêtres des temples divins.
_Les Grands Prêtres ?
_Ceux qui sont soi-disant en contact avec les dieux. Ils sont dotés d'une puissance extrême, presque invincible. Ils ont la capacité d'utiliser certaines incantations qui seraient fatales à n'importe quel autre être élémentaire.»
J'acquiesçai de la tête, signifiant que j'avais compris. Elle reprit le cour de son récit.
« _Ces quatre êtres réussirent à les sceller dans un autre monde, qui était accessible via une porte. La porte des dieux, ou porte Divine. Cependant, les dieux, ou un être doté d'une énergie assez puissante désirant obtenir leurs pouvoirs, aurait pu la rouvrir. Ainsi, il créèrent une clef unique. Une clef inaccessible. Ou presque. Car ils décidèrent de la matérialiser dans un enfant pour qu'elle ne soit perdue. Ainsi naquit le premier enfant bénit. Il n'y en a pas eu beaucoup, et je ne connais pas le nombre d'années séparant chaque naissance. Cependant, je sais que, généralement, c'est parce que la magie tenant la porte fermée s'affaiblit. Ou quelque chose comme ça.
_Donc, d'après tes dires, je serais cette clef ? Je serais cette clef de la destruction ?
_Exactement. L'étrange couleur de ta peau en est la preuve. Par contre, comme la situation mondiale du moment, le reste est flou. Même l'attitude des lutins belliqueux est étrange. Bien qu'ils soient idiots, je ne pense pas qu'ils aient inutilement tué un être d'une telle puissance. Trop d'éléments nous sont encore inconnus. Ou, du moins, on nous les cache.
_Pourquoi avons-nous été choisis ?
_Je ne le sais pas non plus. Les évènements de nos vies respectives qui nous sont communs ne se sont pas déroulés simultanément, ou aux mêmes moments de nos vies. Je ne comprends pas. De plus, je n'ai rien trouvé à ce propos dans les bibliothèques d'Eolionne.
_Je vois... Une autre question.
_Je t'en prie.
_Qui es-tu au juste ?
_Ah ça... Tu le sauras bientôt. Kyomé ne devrait pas tarder à rentrer. Dès qu'il le sera, nous irons nous coucher. Nous nous rendrons à la Capitale demain matin. »
J'avais donc un nouvel objectif à atteindre. Tout cela était venu si vite... Cependant, je savais que mon devoir était de protéger cette porte, ce sceau. Mon devoir était de protéger l'avenir. Au prix de ma vie.
Quel poids... J'avais l'impression de porter notre planète sur mes épaules. Cependant, je savais que tel était mon devoir. Je me devais de l'accomplir. Je m'en fis le serment.
J'attrapai mon katana. Le dégainai. Puis gravai dans sa lame ce qui allait devenir ma raison d'être : « ne jamais capituler sans se battre ». Cette initiative fit sourire Syllophène.
Nous attendîmes que le dragon rentre afin d'aller nous coucher.
